Pour nous rendre de Bagan au Lac Inlé, nous nous séparons, Servane prend l’avion pendant que nous prenons les moyens locaux: le bus. Mais nous ne savons pas encore ce qui nous attend…
Le bus passe nous chercher à 3h15 du matin. En plein milieu de la nuit donc. Nous montons dans le bus qui datent des années… impossible à dire, il a du avoir plusieurs vies lui aussi.
Nous sommes tout de suite plongés dans une ambiance mystique… Sur la TV du bus (bizarre pour un si vieux bus), un vieux moine entreprend une litanie (?) interminable, répétitive et bourdonnante pour nous autre néophytes du bouddhisme birman. La vidéo est sous titrée en birman, dans un alphabet complètement différent du notre, après une demie heure Emmanuel est capable de lier des sons à des signes, si l’ont restait un peu plus longtemps, il serait vite bilingue!
Les sièges sont si haut que les pieds d’Anaïs ne touchent pas terre (pas de remarque désobligeante, merci…), mais surtout les bancs ne sont pas prévus pour accueillir 2 personnes mais plutôt une personne et demie. Inconfortable au possible!
Nous commençons donc le trajet tout serrés (et avec une fesse dans le vide pour Anaïs), bercés par le moine et transits par le froid, les fenêtres ne fermant évidemment pas correctement.
Le bus n’étant pas rempli, nous prenons chacun une banquette. Anaïs commence à peine à s’endormir quand elle pense, ce bus va vraiment vite compte tenu de la route de la piste et de son age…
Et bien, elle aurait du tourner 7 fois sa langue dans sa bouche, car à ce moment là… C’est le drame…
Bruit bizarre, ralentissement… Le bus s’arrête… La dernière fois que nous avons entendu ce même bruit, c’était lors du KO de l’embrayage de notre bien aimée 306… Mauvais signe… Le chauffeur et son adjoint descendent et regardent l’étendue des dégâts. Ils commencent bientôt à démonter le moteur. Emmanuel se rendort aussi sec et Anaïs pourtant très peu patiente, se dit que de toute manière il n’y a rien à faire si ce n’est dormir en attendant… Au bout de 3 heures nous nous réveillons, les mécanos sont toujours au travail.
S’ennuyant, Anaïs s’essaie à la réalisation d’un reportage … voir ci-après !
A l’arrière du bus deux vieux français, anciens mécanos analysent l’avancée des travaux et nous confirme que c’est l’embrayage qui est mort… Les birmans sont sortis dehors pour faire un feu et attendent patiemment. Dans le bus, il ne reste que les quelques touristes quasiment tous français, qui voyagent au long terme. Nous entamons alors une longue discussion sur nos impressions de l’Inde, etc… Et puis au bout de 4h, le bus redémarre sous les applaudissements! Hourra… Par contre, cela veut dire 4h de retard…
Le voyage reprend son cours jusqu’à l’heure du déjeuner, où le chauffeur de bus nous apprend que nous allons changer de bus, c’est plus sur parce que celui-là n’est peut-être pas capable d’aller jusqu’au bout du trajet… Sans blague…
Nous reprenons la route et traversons de magnifiques paysages, nous croisons même une procession où tous les birmans sont en habits traditionnels et un enfant est même perché sur un éléphant (un vrai), on se croirait dans un film.
A Kalau, tout le monde descend du bus sauf, les 2 vieux français et nous. Nous sommes dépités d’avoir encore 4heures de route qui passeront heureusement vite.
Nous arrivons finalement à destination, soulagé d’être ENFIN arrivés mais avec malgré tout le sourire. Ce voyage ne nous laisse pas aigris, on a un peu l’impression d’avoir vécu une aventure (une de plus) et d’avoir bien ris.
Servane pendant ce temps là s’est un peu inquiétée… Elle est heureuse de nous retrouver!
Nous dinons dans un stand de rue d’un traditionnel bol de nouilles birmanes. Un régal! Puis nous nous couchons bien vite épuisés.
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