juil
02
2010

par A&E

Le lac Taupo: sautera, sautera pas?

Nouvelle Zélande - tongarino crossing - Anais est au paradis !

Nous arrivons au lac Taupo avec une idée en tête: sauter en parachute! Hé oui, Taupo est la capitale mondiale du saut en parachute, avec plus de 15 000 sauts par an!

Anaïs n’était pas tentée par le saut à l’élastique (dont la capitale mondiale est Queenstone dans l’ile du sud) mais le saut en parachute si!

Nous faisons donc le tour des agences de saut, qui nous expédient en 3 secondes quand nous leur posons des questions… « Euh, excusez-nous mais il s’agit tout de même de sauter dans le vide, alors oui, nous avons quelques questions! » Pour eux, c’est comme vendre des salades, c’est simple et il n’y a jamais de problème!

Bon et bien, nous leur ferons confiance, rendez-vous est pris pour le lendemain à 10h. Nous devons appeler juste avant pour être sur que les conditions s’y prêtent.


Le lendemain, pas de soucis, on nous attend. Tous nos compagnons sont équipés sauf nous. Nous avons choisi le saut le moins cher, celui à 12 000 pieds (4000 mètres), nous devons donc attendre que d’autres désargentés comme nous arrivent. Le temps passe, Anaïs s’impatiente, tout le monde saute toujours à 15 000 pieds donc on finit par nous équiper.

Nous voilà dans nos combinaison rouges, harnachés et prêt à y aller. On nous présente nos instructeurs avec qui nous sauterons en tandem (et pas tout seul bien entendu), nous échangeons quelques mots sur ce qui va se passer et nous nous dirigeons vers l’avion. C’est maintenant… Çà y est le moment fatidique est là…


Mais juste avant de monter, on nous dit non, finalement trop de vent, trop du nuages (interdit de sauter dans les nuages), on ne part pas tout de suite. Grrrr


Nous recommençons donc à attendre, cela fait maintenant plus de 2 heures que nous sommes là, nous commençons à douter, nous ne pourrons pas sauter. Et finalement au bout de 15 minutes, ça y est le temps a tourné, on peut y aller…


Nous montons en dernier (comme nous sautons de moins haut, nous sautons en premier) dans un avion minuscule, nous sommes serrés les uns contre les autres. La montée dure 20 min, comme les nuages sont toujours présents, on nous indique qu’on monte directement à 15 000 pieds. En effet, ça leur coûte moins cher de nous faire sauter à 15 000 pieds que de perdre du gazole en faisant des tours circulaire en attendant que le temps se dégage à 12 000. Génial on vient de gagner 10 secondes de chute libre et économiser 150 dollars!


L’instructeur d’Anaïs lui montre son altimètre, ça y est nous y sommes! La porte s’ouvre, Anaïs met ses jambes dehors, y a plus qu’à: il faut y aller. Et c’est parti… Finalement, se jeter dans le vide n’est pas si difficile, par contre, au bout de quelques centièmes de secondes, l’instructeur se retourne et entraine Anaïs avec lui, qui a maintenant la tête vers le ciel et plus vers la terre, c’est là que l’angoisse débute… Heureusement, il se retourne rapidement, elle peut à nouveau voire la terre!


Emmanuel pendant ce temps, a vu Anaïs sauter, et l’a entendu crier puis plus rien… Çà y est, c’est à lui! Et il n’en mène pas large…


Nous profitons chacun de 30 secondes de chute libre avant que le parachute s’ouvre. Au début, par réflex stupide, nous avons la bouche grande ouverte (normal nous hurlons!), mais lorsque nous finissons par en prendre conscience, nous nous empressons vite de la refermer. En effet, l’air nous assèche la bouche et nous déforme le visage, pas très agréable.


Le parachute s’ouvre et là tout devient plus calme. Pour Anaïs, les virages qu’entreprend l’instructeur avec la voile sont terrifiants. Elle s’est habituée au vide, mais tourner dans le vide sans rien contrôler est terriblement angoissant.


On prend le temps d’admirer le magnifique paysage qui nous entoure. Le lac Taupo, les montagnes et la campagne…


Finalement, nous atterrissons en douceur et en quelques secondes on nous libère. Ça y est, c’est fini! Ça n’aura pas duré très longtemps et c’est dur de réaliser ce que l’on vient de faire. Quand l’instructeur d’Anaïs lui demande comment c’était, elle répond: Génial mais je ne recommencerais pas! Emmanuel est lui, par contre, hyper enthousiaste et aimerait recommencer…


Cela sera pour une prochaine fois, car déjà la route nous attend direction là région des geysers et des sources chaudes…

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Un commentaire »

  • jean-louNo Gravatar dit :

    Bravo ! Il fallait le faire ! Le saut en parachute n’est pas à la portée de tous. Même si on est certain de revenir sur terre dans tous les sens du terme… Quelle sera la prochaine épreuve ? Faire un barbecue sur de la lave en fusion ? Danser un slow avec un aligator ? Rivaliser avec un cobra dans une épreuve d’hyponotisme ? Faire un bras de fer avec un grizzly ? Embrasser une pieuvre sur la bouche ? Ou pis encore : prendre le métro ? Car la fin du périple approche. Alors profitez à donf ! Bizzz. Et bon vent !

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