Nous retournons à Phnom-Penh pour récupérer nos visas. A l’hôtel nous décidons de louer une petite moto pour l’après midi qui nous permettra de nous balader plus facilement.
1ère étape: récupérer nos visas. Nous sommes le 31 décembre et surprise l’ambassade du Laos est fermée… ahhhhrrrr L’agent de sécurité essaie de nous faire comprendre que l’ambassade sera ouverte le lendemain dès 8h. Mais nous sommes supposés prendre notre bus pour le Laos à 7h!!!!
Nous avions failli prendre nos billets un peu plus tôt à la gare de bus, et ne savons pourquoi, nous nous sommes dit nous les prendrions plus tard….Heureusement!
Anaïs est un peu excédée par ce contre temps et met un peu de temps à se calmer. Si jamais le lendemain, l’ambassade était par malheur fermée nous l’aurions dans l’os jusqu’au lundi soit 4 jours plus tard. Or nous avons rendez-vous 6 jours plus tard avec les parents d’Anaïs ce qui mettrait donc tous nos plans à l’eau… Bon ne dramatisons pas… Qui vivra verra….
Nous partons donc au camp de concentration du régime de Pol Pot et sommes une nouvelle fois horrifié par les actes de barbarie. Cela ne ressemble en rien à Auschwitz que nous avions « visité » quelques années auparavant, c’est beaucoup plus petit et rien n’est organisé pour exterminer le plus de gens possible mais ça ne rend pas moins les tortures et les meurtres encore plus violents et barbares. On reste là aussi sans voix…
Pour détendre l’atmosphère, nous profitons de notre moto pour parcourir une dernière fois la ville…
Puis nous essayons de trouver une compagnie de bus dont les horaires correspondraient avec notre programme, après 1h de recherche c’est chose faite, 1 bus part pour la frontière à 8h30 mais il ne reste que 2 places. Nous ne tentons pas le diable et n’achetons pas les billets mais avons l’intention de revenir le lendemain armés de nos sacs et de nos passeports et de tenter le tout pour le tout…
Et après tout c’est le 31 décembre, allons en profiter! Nous allons déguster un cocktail sur le bord du Mékong, profitons du wifi gratuit du bar pour appeler nos familles pour la bonne année et partons diner sur notre place préférée : un petit diner assis par terre sur un tapis en compagnie de centaines de cambodgiens!
Après avoir demandé plusieurs fois à de nombreuses personnes s’il se passait quelque chose pour le 31 au Cambodge. Les réponses ont été unanimes: non!
Pourtant le riverside est gorgé de monde, et nous mettons du temps à nous frayer un chemin dans la foule avec notre petite moto chinoise! Un spectacle est une tombola sont en cours, nous voyons des karaokés et des concours de street dance… Nous dinons de beignets, nouilles sautés, nems et autres gourmandises puis nous décidons de regagner notre chambre d’hôtel.
Emmanuel serait bien resté faire la fête mais il est seulement 9h30 et Anaïs a la flemme d’attendre 2H30 pour qu’il se passe peut-être quelque chose! Nous regardons donc un film sur notre ordinateur et sommes interrompus par le bruit de feux d’artifices! Finalement, il y avait bien quelque chose! Nous nous disons bonne année, finissons notre film et nous endormons. Nul, nous direz vous? Noël, le jour de l’an ou les anniversaires n’ont pas la même saveur quand on est à l’autre bout du monde et ressemblent plus à un jour comme les autres.
Le lendemain matin, nous nous levons prêts à partir à l’attaque. Nous enfourchons des taxis motos avec nos gros sacs et fonçons à l’ambassade. Et là, c’est le drame. Porte close! On ne s’est donc pas compris avec l’agent de sécurité la veille! (normal on ne parle pas cambodgien à part le célèbre Miam Miam) Ahhhh que faire, on est bloqué à Phom Penh pendant 3 jours et on a aucune envie de rester là, il fait trop chaud et on a plus rien à y faire…
Mais par chance, un homme passe par là, à qui notre chauffeur de taxi expose notre problème. Il nous réexplique qu’il n’y a rien à faire que l’ambassade est fermée mais il a en sa possession un numéro de téléphone (magique). Notre chauffeur lui prête son téléphone pour qu’il puisse appeler. Quelques instants passent, il nous demande notre nom… Puis nous demande de patienter. 5 minutes plus tard une petite dame toute tranquille sort de l’ambassade tenant nos passeports avec nos visas! Miracle!!! Elle nous les tend très gentiment et nous dit avec un grand sourire: bienvenus au Laos! Nous sommes euphoriques!
La chance est de notre coté, nous réenfourchons nos motos taxi direction la station de bus. Nous sommes dans les temps, nous pouvons toujours l’avoir! Mais non, le bus est plein…. Tragédie again! Notre chauffeur discute avec le guichetier et nous dit de remonter sur les motos, nous nous dirigeons vers deux autres endroits où des bus sont censés partir vers le nord. Trop tard, ils sont déjà partis… Puis au dernier arrêt, le bus est plein mais nous pouvons monter si nous acceptons de voyager sur des petits tabourets au milieu du bus… On n’est plus à cela prêt! Nous tentons le coup et disons ok. Nous payons un peu plus que prévu nos chauffeurs mais nous n’aurions pas du, ils vont se plaindre de nos fauteuils achetés le prix d’une place normale et empochent la différence. Grrrrrr
Le bus part avec une heure de retard, et tout le monde rit de voir les 2 seuls étrangers du bus assis au milieu sur des tabourets en plastique. Le trajet commence et finalement c’est supportable.
Le bus, qui a la TV, diffuse « les Dieux sont tombés sur la tête », film loufoque des années 90 qui se passe en Afrique. Le bus entier rit aux éclats, petits et grands et après l’arrêt déjeuner, tout le monde reprend vite sa place pour voir la suite du film. Si vous ne connaissez pas, cela vaut le coup d’oeil, cf ci-dessous
Lors de l’arrêt déjeuner, Anaïs laisse Emmanuel 5 min pour aller chercher des provisions, quand elle revient, Emmanuel qui n’a pas bougé du bus a dans ses mains, de l’ananas, des chips de banane et est en train de refuser des insectes grillés. Tout l’arrière du bus a décidé de nous nourrir!
Au second arrêt, suffisamment de voyageurs descendent, nous pouvons donc grimper sur des sièges standards, ouf!
Nous arrivons en début de soirée à Slung Treng, la dernière ville avant la frontière, dinons tranquillement, dépensons nos derniers deniers dans un délicieux jus de fruits glacé mixé.

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Ho que oui, une véritable institution … certains même chantent dans les bus … mais vous êtes bien mieux informés que nous
A essayer, les karaokés en Birmanie !
mmm toujours aussi bien raconté. j’attends la suite avec impatience et pour cause
bonnes routes
Ah les karaokés au Cambodge, c’est une véritable institution!